Traduction d'un passage d'un livre de Rick Beauchamp "The Golden Rule"
Le 17 août 1896, de l’or a été découvert dans un affluent du fleuve « Klondike » près de la ville de Dawson dans le territoire du Yukon au Canada, à environ 50 milles à l'est de la frontière de
l’Alaska. La nouvelle de cette découverte s'était propagée au reste du monde l'été suivant, et la ruée était en marche. Vers la fin de l’année 1898, approximativement 30.000 prospecteurs avaient
débarqué dans la région du Klondike, qui donnerait plus de 22 millions de dollars en or en 1900 -- 733.33 dollars en moyenne pour chaque chercheur d’or.
« Les rêveurs d’or qui envahissaient le Klondike, voulaient des chiens » écrit Jack London dans « L'appel de la forêt ». « Et les chiens qu'ils voulaient, étaient des chiens lourds, avec les muscles
forts pour un travail dur, et une épaisse fourrure pour les protéger contre le gel ». Quelques chercheurs de fortune apportèrent avec eux des chiens au Klondike pour tirer des traîneaux et des
provisions; d'autres se débrouillaient pour monter des équipages de chien sur place. Ils apprirent tous rapidement que les chiens importés étaient loin d’être aussi bons à ces taches que les chiens
de traîneau de la région vivants dans les villages esquimaux.
Les fanatiques prospecteurs d’or n'étaient pas les premiers à avoir été impressionner par les chiens esquimaux. Dans « le journal privé du capitaine G.F. Lyon », édité en 1824, Lyon décrit des
chiens sur son bateau qui « n'ont aucun abri, étendus à bord avec le thermomètre à 42-44 degrés (en-dessous de zéro), et avec si peu de gêne que si le temps avait été doux. » De plus, a écrit
Lyon, « trois de mes chiens pourraient me tirer sur un traîneau portant 100 livres, à une vitesse d'un mille en six minutes ; et pour prouver la force d'un chien en pleine force de l'âge, mon chef de
meute a tiré 196 livres à lui tout seul, sur la même distance en huit minutes. »
Henry M. Bannister, qui a mené une expédition en Alaska entre 1865 et 1867, a trouvé ces chiens incroyablement pressés de tirer des charges diverses. « Dès que le traîneau est porté dehors,» a écrit
Bannister dans la publication trimestrielle géographique de l'Alaska, « l’ensemble des chiens tournent en rond et, en dansant avec l'excitation, élèvent leurs voix dans à peu près une douzaine de
complaintes disgracieuses. »
Le Land Rover
Le plus recherché de tous les chiens esquimaux était le malamute, une race développée par la tribu des Mahlemut, qui vivait près du détroit du Kotzebue sur la côte du nord-ouest de l'Alaska.
(Kotzebue, ironiquement, était un dramaturge allemand d'opéra remarquables pour ses mélodrames et ses comédies superficielles et souvent sensationnels.) Les chiens des Mahlemuts, selon un
observateur, étaient moins "sauvages" et plus menables que d'autres races d'Arctique, et étaient capables d’effectuer une variété de taches, de tirer des traîneaux jusqu’à la chasse aux phoques
ou la chasse à l’ours blancs.


Les Malamutes se sont additionnellement distingués par leur force, leur sérieux, leurs couleurs étendues et leurs marques uniques. On pense que leurs ancêtres ont émigré de la Sibérie vers l’Alaska à travers
le détroit de Bering en compagnie des tribus nomades. Avec plus de deux fois la taille du Texas, une langue de terre reliait la Sibérie à l’Alaska : cette langue de terre fût recouverte par les mers avec 800 pieds
d'eau, il y a 11.000 ans, quand les températures d'été dans cette partie du monde se sont réchauffées de 8 à 11 degrés par rapport à celles de maintenant.
Les prouesses du Malamute étaient telles que les Esquimaux qui vivaient à l'intérieurs des terres pouvaient descendre le long des rives des fleuves Kobuk et Noatak jusqu’au détroit du Kotzebue pour vendre des fourrures pour acheter en contre-parti de l’approvisionnement. Et ainsi les Malamutes firent leur chemin jusqu’à d'autres régions de l'Alaska et même jusqu’aux parties adjacentes au Yukon, où les chercheurs d'or et certains des chiens
qui les avaient accompagnés au Yukon ont fait la connaissance des Malamutes, il y a 100 ans. (un témoignage additionnel à l'hégémonie des Malamutes était l'utilisation du mot malemute pour
indiquer n'importe quel chien de traction).
Après la ruée vers l’or
À la fin du siècle, les courses de chiens de traîneau sont devenues populaires en Alaska. S'il y avait une activité pour laquelle le Malamute n’était pas idéalement approprié, c’était bien la
course. Le Malamute puissant et avec une ossature lourde était capable de tirer de grandes charges sur de grandes longueurs, mais il n'avait pas été sélectionné pour l'accélération ou la
vitesse. Pour ces raisons et pour d'autres raisons opportunistes, le Malamute a été croisé avec une variété de chiens plus légers et plus rapides « et les Malamutes de race pure ont failli disparaître. »
Nous devons observer que le terme « race pure » ne signifiait pas ce que cela signifie aujourd'hui. Les Esquimaux n'ont pas gardé des livres de pedigree, et les Mahlemuts ne mettaient pas de
pancartes devant leurs logements qui disaient, « Reproduction autorisée seulement aux chiennes approuvées et enregistrées ». Dans les faits, des chiennes en chaleur étaient parfois placées à l’écart
pour que des loups les fécondent, a écrit un historien, « et les caractéristiques d'endurance et d'adaptabilité des Malamutes ont été remis à niveau ». La notion qu'il y ait pu avoir des Malamutes
« de pure race » en Alaska pendant le siècle dernier ou les premières années du siècle actuel, est une étrange, mais imprécise, idée.
Ceci n'a pas découragé quelques admirateurs de chiens esquimaux d’essayer de (re)créér les animaux qu'ils admiraient. Arthur T. Walden, un auteur, explorateur, et gardien d'auberge du village
de Wonalancet, New Hampshire, avait fait le transport des provisions pour des mineurs pendant la ruée vers l’or du Yukon, de 1897 à 1898. Tandis qu'il était dans le Yukon, Walden avait travaillé avec
un chien esquimau appelé « Chinook », qui lui avait fait une telle impression que Walden a essayé de répliquer Chinook après son retour aux Etats-Unis. Il y réussit, et des décennies plus tard
d'autres éleveurs fonctionnant avec les descendants des chiens « Chinook » de Walden ont obtenu l'identification de la race par l’United Kennel Club.

Walden a également élevé des Malamutes d'Alaska et des Huskies de Sibérie dans son chenil de Wonalancet. Quand les problèmes financiers qu’il rencontra vers la fin des années 20, le laissèrent
incapable de continuer d’élever des chiens, il vendit son élevage de Malamutes et d’Huskies à Milton et à Eva B. Seeley. Ils correspondirent avec des propriétaires et des sélectionneurs de
chien du nord-ouest Pacifique, de l’Alaska et des territoires du Yukon, et ont obtenu des animaux de reproduction qui correspondaient à l’idée de ce que devait ressembler un Malamute d'Alaska
selon eux – une reproduction vivante des chiens que les Mahlemuts avaient élevé dans la région du détroit du Kozebue. Leurs efforts ont par la suite produit un chien qui était non seulement ressemblant
à l’allure originale des Malamutes mais ils ont également maintenu ses capacités de traction. En 1935, la même année de la formation du club de l'Alaskan Malamute d'Amérique,
American Kennel Club (AKC) accorda la reconnaissance de race à part entière au Malamute d'Alaska. (en 1997, l'AKC a enregistré 4.409 malamutes, plaçant la race quarante-sixième parmi les 145 races identifiées par
l'organisation.)
Balto le chien merveilleux
Les fans du "Tonight Show" peuvent se rappeler que Johnny Carson se réferrait de temps en temps à "Balto le chien merveilleux" dans ses monologues. Le vrai Balto, cependant, n'était pas une
plaisanterie. En 1925, Nome, en Alaska, a été ravagé par une épidémie de diphtérie. Curtis Walch, le seul médecin dans Nome, télégraphia un radio pour avoir un sérum antidote de sauvetage.
Déjà, plusieurs enfants étaient morts et d'autres devenaient malades avec cette maladie fortement contagieuse.
L'hôpital d’Anchorage avait du sérum frais de secours, mais la seule manière sûre de l'amener à Nome au coeur de l'hiver était par un relais d’attelage de chiens de traîneau. Le dernier relais
– le plus important - a été couru par Gunnar Kaasen, qui avait un attelage de sept Huskies de Sibérie menés par un magnifique malamute appelé Balto. Après avoir pris le sérum de l'équipe précédente,
Kaasen se lança dans les 100 milles finals vers Nome, aveuglé par la neige, avec rien d’autre que l’instinct de ses chiens, leur sûreté de pattes et leur courage pour le guider. Le sérum est
arrivé à temps pour stopper l'épidémie.
Deux ans après, Balto et le reste de l'attelage de Kaasen ont été vendus au zoo de Cleveland. Après que Balto soit mort en 1933, il a été empaillé, monté et exposé au musée d’histoire naturelle
de Cleveland. Il a été également immortalisé par une statue qui se trouve à Central Park dans la ville de New York.
Rick Beauchamp est un auteur indépendant qui réside à Cambria, Californie. Il est l'auteur de nombreux livres sur les races canines et est un juge reconnu pour l’American Kennel Club et
L’United Kennel Club
Le Malamute d'Alaska a été sélectionné la première fois par la tribut des Mahlemiut. Ils ont habité l’Alaska sur la région très étendue du détroit du Kotzbue entre les fleuves Kobuk et Noatak.
C'était à l'origine une partie de l'empire russe mais cette terre a été vendue aux Etats-Unis d'Amérique en 1867 pour 7 200 000 de dollars. La tribu des Mahlemiut ont été très respectées pour
leur courage et leur habilité à la pêche. Ils étaient grands avec les visages doux et ils traitaient leurs chiens de biens meilleures façons que ne le faisaient d’autres personnes avec leurs
chiens. Leurs chiens étaient plus grands et plus forts que d'autres chiens nordiques et étaient très semblables au loup d'Arctique. Il est cité dans les sources historiques que entre 1870 à 1880,
les caribous, pour des raisons peu claires, ont changé leur itinéraire de migration. Ainsi la source primaire de nourriture de la tribu des Mahlemiut s’est déplacée. Pendant cette période,
les familles ne pouvaient pas se permettre d’avoir plus de deux ou trois chiens, ainsi les femmes et les enfants aidaient à tirer les traîneaux. Le peuple a commencé à s'éteindre et le même
destin est presque arrivé à leurs chiens.

Quand de l'or a été découvert à Bonanza Creek, dans le Klondike en 1896, la fièvre de l’or a éclaté et le Malamute d'Alaska est devenu le chien le plus recherché pour la traction. À ce moment-là,
les chercheurs d’or ont commencé à les croiser avec d'autres chiens, mais heureusement le Malamute avait des gênes tellement forts que leurs caractéristiques sont demeurées intactes, même dans les
croisements de troisième génération. Ce croisement est la raison des différences que nous trouvons dans les Malamutes d'aujourd'hui.
Ces chiens, plus tard, ont été employés, après 1888, par Frederik Cook et Robert Edwin Peary dans leur conquête du Pôles Nord. Roald Amundsen a conquis le Pôle Sud avec des Malamutes, le 14 décembre
1911. Presque en même temps, Robert Falcon Scott a fait le même voyage avec des poneys mais ils ont péri dans le froid et la glace. Scott lui-même n’est jamais revenu de l'expédition. Les avancées
technologiques d'aujourd'hui ont permis à l'homme d’avoir un grand choix de moyens pour ses expéditions. Cependant, il y a des encore des personnes qui, avec des chiens, s’aventurent contre la Nature cruelle. En 1982, le Russe, Sergej Soloviev, a voyagé 10000 kilomètres en 243 jours avec son équipe de chiens entre Velen et Mourmansk. Une expédition internationale au Pôle Nord a
voyagé 6000 kilomètres en 6 mois avec ces chiens, retournant à Mirny, le 3 mars 1990.
Les premiers écrits relatant l’existence du Malamute d'Alaska datent de 1824, dans « le journal privé de capitaine G. F Lyon ». Dans le livre de Tappan Adney « la ruée vers le Klondike », édité en 1899,
l'auteur inclut également des très bons schémas des chiens et de leurs équipages. Il écrit que le meilleur chien dans Yukon était un chien esquimau, que les chercheurs d'or appelaient Malamute.
Knud Rasmunsen et Amundsen ont décrit à l'auteur du livre sur les Malamutes, les choses suivantes
« Il n'y a jamais eu un chien aussi bien destiné à la vie dans le froid du Nord. Ses poils sont si épais qu'ils les protègent contre le froid terrible de l’Arctique. Ses pattes sont fortes et
compactes de sorte que la neige et la glace ne s’agglomèrent pas entre ses orteils. Il n'est pas tatillon sur ce qu’il mange. Il mange n'importe quoi et exige essentiellement moins de nourriture que
d'autres chiens de la même taille. Le Malamute est un chien amical et fidèle. Il apprécie d’être choyé mais il est en même temps un compétiteur très jaloux et courageux. Ce chien ne sautera pas avec
enthousiasme autour de vous et ne vous saluera pas. Il est sûr de lui, entêté et peut parfois même être un ami difficile, mais il n'est pas vrai qu'un chien qui occasionne de petites difficultés,
ne puisse pas offrir beaucoup de plaisir. »
N'importe qui a recherché l'histoire de cette race, serait d'accord avec la constatation qu'elle provient d'une partie spécifique de l'Arctique. Quand nous souhaitons rechercher l'histoire du
Malamute d'aujourd'hui, notre recherche peut seulement commencer par les années 1930 à 1940, le temps où des particuliers ont commencé à élever cette race et à livrer des pedigrees, en donnant
le nom de MALAMUTE D'ALASKA, à leurs acheteurs. Nous pouvons tracer quelques 50 Malamutes de cette période dont les ancêtres ont été marqués INCONNUS sur leur pedigree. Au début, personne n'a
su décrire ou clarifier un représentant typique de cette race. Malheureusement, les Inuits n'ont pas eu leurs propres associations canines où les personnes d'aujourd'hui les plus fanatiques de la race auraient pu essayer de
trouver la clarification nécessaire. Par conséquent la représentation de cette race dépendait, au commencement, des nombreux avis différents des particuliers. C'est également pourquoi la race a
toujours tant de différences dans les types de chien rencontré aujourd'hui.
En 1947, apparaissaient toujours dans les expositions canines, des Malamutes énormes de 70 kilogrammes qui étaient réellement à moitié coupé avec des Saint Bernard ou des Terre-Neuve.
Les nouveaux immigrés arrivés en Alaska ont croisé le Malamute avec le Saint Bernard, car ils souhaitaient avoir un chien qui pouvait tirer des charges plus lourdes. En conséquence, ils ont obtenu des Malamutes
énormes, qui étaient vraiment particulièrement forts, mais malheureusement un nouveau gros problème est également apparu pour les personnes qui avaient fait ces croissements. La charge additionnelle que ces géants pouvaient tirer, a eu pour conséquence un besoin de nourriture additionnelle. Dans les dures conditions de l'Arctique, la nourriture était la plus précieuse des richesses et les Inuits ont en particulier apprécié ces chiens parce qu'ils ont seulement besoin de la moitié de la ration de nourriture par rapport à d'autres chiens de la même taille.
Roald Amundsen, qui a conquis le Pôle Sud avec des Malamutes, a indiqué : « il est difficile de trouver un animal, qui comme le chien est capable d'exprimer ses propres sentiments. Joie, reconnaissance et
une conscience coupable - nous voyons tout ça dans leurs yeux. Comme la plupart des gens, nous pensons, avec erreur, que nous sommes les seuls capables d'exprimer l'émotion. Prenez un certain temps pour
regarder dans les yeux d'un chien. Vous trouverez exactement les mêmes expressions que ceux que vous trouverez dans les yeux des personnes. Assurement, les chiens ont également ce que nous appelons
l’âme »
Les journaux intimes des premiers explorateurs
Pour compléter la connaissance de l'histoire de la race des Malamutes d'Alaska, il est intéressant de se plonger dans les tous premiers mots qui ont été écrits à son sujet par les premiers
explorateurs des région arctiques. Ces explorateurs ont rencontrés des tribus esquimaudes qui utilisaient leurs chiens pour différentes taches indispensables à leurs survies.
A la lecture de leurs journaux nous comprenons que "les chiens esquimaux" qu'ils ont trouvés dans ces terres arctiques encore inconnues étaient étonnamment semblables aux Malamutes d'Alaska
d'aujourd'hui et les vieilles photos peuvent le prouver.
Capitaine J. Ross, 1819
« Genus-Canis , une variété s'approchant du loup dans beaucoup de points de caractère externe et dans la voix, a été trouvé dans un état domestique parmi les habitants de la baie de Baffin. »
Journal du Capitaine J. Ross, 1819
Capt. William Edward Parry, Igloolik, 1824
« Les chiens d'Esquimaux, dont ces personnes possédent environ une centaine, ont été tellement souvent décrits que celà peut sembler un peu gauche d’en rajouter en respectant leur aspect, leurs
habitudes, et leurs utilisation. Nos visites à Igloolik, cependant, nous ayant rendus au courant de certains faits jusqu'ici seulement décrits, j'offrirai ici une autre vue de ces animaux de
valeur inestimable. Dans la forme de leurs corps, de leurs oreilles dressées et courtes, de leurs fourrures épaisses, et de leur queue touffue, ils ressemblent tellement au loup de ces régions que,
avec une lumière ou un reflet de couleur, ils peuvent être facilement confondus avec cet animal même à une petite distance. Avec un oeil habitué à tous les deux cependant, la différence est
perceptible dans le loup, car il maintient toujours sa tête vers le bas, et la queue entre ses jambes en courant tandis que les chiens portent presque toujours leurs queues librement courbées
au-dessus du dos.
Une différence moins distingable, quand les animaux sont éloignés, est la taille supérieure et l’aspect plus musculaire de l'animal sauvage, particulièrement au niveau de la poitrine et des pattes.
Le loup est également, en général, de deux pouces plus grands que n'importe quel chien d'Esquimaux que nous ayons vu ; mais ceux rencontrés en 1818, dans le 76
ième degré de latitude,
semblent le plus prés de cet aspect. Le chien le plus grand à Igloolik mesurait deux pieds et un pouce du sol, jusqu’au garrot ; la taille moyenne étant environ deux pouces de moins que celui-ci.
La couleur des chiens change d'un blanc, au noir et blanc, ou presque entièrement noir. Certains sont également d'une couleur rougeâtre ou ferrugineuse, et d'autres ont une teinte brunâtre rouge
sur leurs jambes, le reste de leurs corps étant d'une couleur plus foncée, et ces derniers ont été observés pour être généralement les meilleurs chiens. Leurs poils en hiver sont de trois à quatre
pouces de long ; mais parmi ceux-ci, la nature leur rajoute pendant la saison rigoureuse, un sous-poil épais avec une laine douce et dense, qu'ils commencent à former au printemps.
Couverts de cette façon, ils peuvent résister au plus mauvais temps sans souffrir du froid, et à n’importe quelle température que l'atmosphère puisse être, ils n'exigent rien d’autre qu’un abri du
vent pour les rendre satisfaits, et même cela, ils ne l’obtiennent pas toujours. Ils sont aussi également capables de supporter le froid même sur les parties du corps qui ne sont pas ainsi
protégées, car nous avons vu un jeune chiot dormir, avec sa patte nue étendue sur un bout de glace, avec le thermomètre à -30 degrés, ce qui avec un de nos chiens auraient produit une douleur
immédiate et intense, avec peut être une mort par la suite.
Ils n'aboient jamais, mais ils ont un long hurlement mélancolique comme celui du loup, et ils l’exécuteront parfois de concert pendant une minute ou deux ensemble. De plus, ils grondent souvent et
se bâtent entre eux, ce qui entraîne que plusieurs sont en général boiteux. Quand ils sont beaucoup caressés et bien alimentés, ils deviennent tout à fait familiers et domestiques ; mais ce
traitement n'améliore pas leurs qualités comme animaux de trait. Êtant désireux de s'avoir si ces chiens sont des loups dans un état de domestication, une question que nous avons compris être le
sujet de spéculation, M. Skeoch à ma demande a fait une ébauche de réponse, en disant que le nombre de vertèbres s'est avéré le même dans les deux races, et qu’il correspondait à l'anatomie bien
connue du loup. »
Extrait du « Journal of a Second Voyage of Discovery »,
Capitaine. William Edward Parry, 1824
Capitaine G.F. Lyon, 1824
« Ces créatures utiles étant les préposés indispensables aux Esquimaux, transportant leurs maisons en fonction des lieux de chasses, aussi bien qu’accompagnant fréquemment leurs maîtres à la chasse,
je ne connais pas de meilleure façon de l’introduire, qu’en le présentant comme une partie de l'activité chasse. Ayant moi-même possédé, pendant notre deuxième hiver, une meute d'onze très
bons animaux, je suis devenu la personne la plus au courant de leurs bonnes qualités que l’on peut l’être probablement, par des visites occasionnelles d'Eskimaux aux bateaux.
La forme du chien d'Esquimaux est très semblable à celle des chiens de nos bergers en Angleterre, mais il est plus musculaire et largement bâti, dû au travail constant et dur auquel il est élevé.
Ses oreilles sont étroites, et l'aspect de la tête est quelque peu sauvage.
Un morse est fréquemment traîné par trois ou quatre d'entre eux, et les phoques sont parfois tirés de la même manière, bien que j'ai parfois vu un seul chien rapporter à la maison la plus grande
partie d'un phoque dans des paniers accrochés derrière lui. Ce mode de transport est souvent employé en été, et les chiens portent également des peaux ou des meubles à travers les plaines en tirant
des traîneaux, quand leurs maîtres vont vers quelques expéditions.
On pourrait supposer que dans un climat si froid, ces animaux ont des périodes particulières de gestation, comme les créatures sauvages ; mais au contraire, les femelles mettent bas des jeunes à
n’importe quelle saison de l'année, et la portée excède rarement cinq chiots par portée. En décembre, avec le thermomètre à 40 degrés au-dessous de zéro, les femelles étaient, dans plusieurs
exemples, en chaleur. Le froid a très peu d'effet sur ces animaux, et par exemple, bien que les chiens aux campements dorment dans des trous dans la neige, les miens sur les bateaux n'ont eu aucun
abri, mais étendu sur le pont, avec le thermomètre à -42 degrés et à -44 degrés, et avec aussi peu de souci que si le temps avait été doux.

J'ai prouvé, par plusieurs expériences, que trois de mes chiens pourraient me tirer sur un traîneau, pesant 100 livres, à vitesse moyenne d'un mille en six minutes ; et pour prouver la force d'un chien en pleine force de l'âge, mon chef de meute a tiré 196 livres à lui tout seul, sur la même distance en huit minutes
Une autre fois, sept de mes chiens ont couru un mille en quatre minutes et trente seconde, en tirant un traîneau chargé complètement d’hommes. J'ai cessé de les chronométrer ; mais aussi loin je
serai allé, aussi rapidement ils auraient courus; en fait, après coup, j'ai constaté que dix chiens ont mis cinq minutes pour parcourir le même espace. Plus tard, en portant les provisions jusqu’au
Fury, éloigné d’un mille, neuf chiens ont tiré 1.611 livres sur cet espace en neuf minutes ! Mon traîneau avait des patins en bois, ni ferrés ni glacés ; c’étaient les dernières à transporter,
sinon au moins 40 livres auraient pu être ajoutés pour chaque chien. »
Capitaine G.F.Lyon, le journal privé du capitaine G.F.Lyon, 1824 ;
Franz Boas, 1888
« Si la nourriture est abondante, les chiens sont alimentés chaque jour, et encore leur part est nullement grande. En hiver ils sont alimentés avec les têtes, les entrailles, les os, et les peaux des
phoques, et ils sont si voraces à ce moment de l'année que rien n'est à l'abri de leur appétit.
N'importe quel genre de cuir, en particulier les bottes, les harnais, et les lanières, est mangé toutes les fois qu'ils peuvent l’atteindre. Au printemps ils sont mieux alimentés et dans la partie
de l’année qui précède l'été, ils sont assez gras.
Pendant les déplacements, cependant, il peut se produire parfois à ce moment de l'année, aussi bien que pendant l'hiver, qu'ils ne prennent aucune nourriture pendant cinq ou six jours. Dans le détroit de Cumberland, le détroit d’Hudson, et la baie d’Hudson, où l'élévation et la baisse de la marée sont considérables, ils sont transportées l’été vers de petites îles où ils vivent sur ce qu'ils peuvent
trouver sur la plage, les palourdes, les morues, etc...
Quand ils sont en liberté, ils peuvent entièrement survivre par eux-mêmes. Je me rappelle de deux chiens qui avaient vécu par leur propre moyen à partir d'avril jusqu'à août et qui sont revenus
alors complètement gras. »
Franz Boas, les Esquimaux du Centre, 1888 ;
Donald B. McMillan, 1927
« Ces chiens sont censés être les descendants directs du loup gris ou blanc nordique, auquel ils ressemblent considérablement, excepté la queue étroitement courbée. Ils sont de diverses couleurs -
noirs, blancs, bruns, roux, et gris - et ils pèsent de 60 à 100 livres.
Un attelage se compose de huit à douze chiens, chacun fixé au traîneau par une lanière de cuir de seize pieds. Les avantages de cet arrangement sont évidents. Assis sur le traîneau avec un fouet de
25 pieds, on peut atteindre et toucher le dos de chaque chien, le maintenant à sa place et l'exerçant de ce fait à maintenir son cap au plus prêt. Les inconvénients sont la traction indirecte des
chiens au bout de l’éventail et l’emmêlement inévitable des lanières en une corde aussi large que mon bras, le démêlement de celles-ci à de basses températures nécessite des heures et des heures
d’extrêmes désagréments. »

« Quatre-vingts livres pour un chien est une bonne charge pour la surface de glisse moyenne qui se rencontre le long d’un voyage de printemps. La force du conducteur doit être également pris en
compte avec celle des chiens. Très souvent - une douzaine de fois par jour - on est obligé de lutter avec son traîneau pour le sauver de la destruction. La charge doit être soulevée à bras le corps
à plusieurs reprises pour dégager le traîneau d'une fente ennuyeuse dans la glace ou des profondeurs d'une crevasse ; tandis que les chiens remuent leurs queues ou se reposent assis, très
intéressés à l'ensemble de la manoeuvre.
Donnez-moi la lisse et dure surface d'un fjord, et mes dix chiens peuvent facilement tirer deux mille livres. Mais à la première obstruction, telle que la glace rugueuse, le traîneau partirait en
morceaux ; et si une colline ou un glacier devait être négociée, alors il serait nécessaire de décharger et porter la cargaison au sommet morceau par morceau. Par conséquent, à la question combien
de chiens sont nécessaire pour tirer, il est difficile de répondre, cela dépendant des qualités du traîneau, de la distance à voyager, de la force du conducteur, de la force des chiens, et encore et
toujours de la surface de glisse ».
« Pendant mon voyage de 1914, mes dix chiens tiraient, depuis le départ de la maison, 625 livres ; et durant le voyage de 1917, ils en tiraient 850. »
Donald B McMillan, quatre ans dans le nord blanc, 1925, Etah et Beyond, 1927 ;
D. Jennes, 1928
« Il y avait deux meneurs, un vieux chien si pacifique que nous l'avions pensé lâche, et mon bien heureux chef de meute, Tellurak, que je n'avais jamais vu commencer un combat. Tellurak, à la
différence des autres chiens, n'a eu aucun risque de blessures, de part son pelage constitué de longs poils crépus qui l’enveloppait de la tête au pied, cachant presque ses yeux percés avec des
vrilles, et qui l'a rendu invulnérable face à chaque adversaire.
Si un malheureux chien l’attaquait, il le repoussait immédiatement avec une masse des poils entre ses dents, et il dérangeait le camp pendant plusieurs heures avec ses aboiements et
hurlements violents.
Tellurak était mon chef de meute, par nécessité seulement, pas en raison de ses qualités exceptionnelles. Chez les chiens comme chez les hommes, le vrai chef est de naissance, mais ne se fabrique
pas; la formation peut augmenter ses qualités, mais elle ne peut pas les produire. Il doit posséder l'intelligence de comprendre les commandes de son maître, et la volonté de leur obéir sans aucun
doute ; le chien qui comprend, mais hésite à obéir, cause plus de calamités que le bêta. Il doit être fort et brave, préparé à tout moment à discipliner sa propre équipe et à la
soutenir contre ses ennemis. Plus que tout, il doit posséder, avec le harnais et sans, un excédent normal d'autorité envers les autres chiens.
Tellurak était fort et brave ; il comprennait, partiellement au moins, les ordres des commandes; avec beaucoup de malice, il désobéissait souvent; mais il n'avait aucune morgue envers ses
coéquipiers, et utilisait moins d'autorité que le vieux mâle caribou dans le troupeau.
Jumbo, mon chef de meute dans mon voyage le long du fleuve de Coppermine, était un chien d'un autre calibre. Dans l'excitation des chasses, il s’arrêtait à mon ordre et surveillait l'attelage entier
derrière lui, et au moment du repas, quand chaque autre animal combattait pour sa part, il dévorait tranquillement sa part sur la périphérie du camp, faisant fuir par des grognement les maraudeurs
deux fois plus puissants que lui. Les chiens qui ne l’avaient jamais vu avant, reconnaissaient son autorité.
Il m'a suivi une fois dans l’igloo d'un Esquimau, dont les cinq chiens, les plus féroces dans le camp, se sont précipités sur lui pour le chasser. Jumbo resta tendu, sa tête et sa queue droites,
ses crocs dénudés dans un grognement d'avertissement. Et quand ils ont transformé leur sauvage attitude en surprise, il a même dédaigné leur jeter un coup d'oeil, et a marché d'une manière hautaine parmi
eux, vers la tanière de leur maison. »
Diamant Jenness, le peuple du crépuscule, 1928 ;
Hudson Stuck, 1929
« Le Malamute, le chien esquimau d'Alaska, est précisément le même chien que celui que l’on trouve parmi les indigènes de la baie de Baffin et du Groenland. Knud Rasmunsen et Amundsen ont établi
ensemble l'unité des Esquimaux de la côte est du Groenland jusqu’au tour de Saint Michael ; ils sont un peuple, parlant pratiquement une seule même langue.
Et le chien Malamute est une race de chien.
Une photographie que l'amiral Peary avait imprimé parmi celle des chiens du Smith Sound qui avaient tiré son traîneau jusqu’au pôle nord, passeraient pour une photographie de l’attelage actuel de
l'auteur, élevé sur le fleuve Koyukuk, et dont les parents venaient du Kotzebue Sound. »
Il n'y a jamais eu d'animal mieux adapté à son environnement que le Malamute. Son pelage, qui n'est ni pelucheux, ni avec de longs poils, est si dense et chargé qu'il lui offre une protection
parfaite contre la plus grande sévérité du froid. Ses pattes sont dures, et la neige ne s’accumule pas aisément entre les orteils et donc elles ne deviennent pas facilement endoloris ce qui est le
grand inconvénient de presque tout les chiens d’autres races ou chiens croisés. Il est robuste et économe et a bien moins besoin de nourriture que les races croisées ; et, en dépit de Peary qui
disait le contraire, il mange n'importe quoi.
« Ils ne mangeront rien d’autre que de la viande » indique Peary « je le sais, j'ai essayé »
Aucun chien accoutumé à un régime de chair ne délaissera volontairement pour une autre nourriture, le chien est un animal carnivore. Mais la faim affûtera son appétit et il acceptera n'importe
quoi que son estomac pourra digérer.
Muk, la femelle de "King Malamute" de Peary, a prospéré pendant des années avec sa ration quotidienne des poissons séchés, du suif et du riz secs, et mangeait des biscuits et des beignets toutes
les fois qu'elle pouvait les obtenir.
Ils ont un peu de l'adulation soumisse de l'animal de compagnie des autres races, mais ils sont indépendants et autonomes, et susceptibles de faire un animal de compagnie ennuyeux. Cependant les
animaux de compagnie qui donnent quelques petits problèmes donne parfois beaucoup plus de plaisir.
Ses relatives courtes jambes le font mieux adapté à la neige dure et en croûte de la côte qu'à la neige molle de l'intérieur des terres, mais il est un ouvrier incessant et inlassable qui aime
tirer. Ses oreilles en forme de pique, toujours droites, sa queue touffue et gracieuse, portée haut à moins qu'elle se courbe sur le dos comme pour certains, son pelage compact couleur gris-argent,
son museau pointu, sa truffe noire et ses yeux fins et vifs lui donnent un air enthousiaste et d’intelligence qui nous marque parmi tout les autres chiens. Quand il est en bon état et son pelage
soigné, il est un beau camarade, et il pèsera de 75 à 85 ou 90 livres. »
Stuck Hudson, Dix Mille Milles Avec Un Chien de Traineau, 1929.